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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 19:40

Mélange d'archives historiques se rapportant à la Guerre des Gaules entre 58 av. J.-C et 51 av. J.-C, et de photographies personnelles de sites archéologiques que j'ai visités bien qu'ils ne soient pas en rapport direct avec les sites d'Alésia ou de Gergovie. Les images du siège d'Alésia, de Vercingétorix déposant les armes aux pieds de César, des différents lieux, de la déesse Epona et autres, sont mis en musique par le compositeur Pierre Charvet : Chant de mort d'Alésia

 

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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 19:45

 

Ce véhicule militaire est un half-track. Ici, le 12 septembre 1944, à Nod-Sur-Seine, en Bourgogne, s'opéra la jonction des deux anciennes divisions françaises libres : la première Division Française Libre et la deuxième Division Blindée, éléments avancés des forces libératrices débarquées en France et en Normandie.
Quelques lieux symboliques de cette histoire :
Bir Hakeim
Koufra
El Alamein
Tunisie
Italie
Alençon
Provence
Paris
Alsace
Bergstesgaden
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:33

 

 La forêt de Barenton.


Pour continuer notre voyage fabuleux à travers la France mythologique, je vous propose aujourd'hui une promenade mythologique en Bretagne. Difficile d'évoquer la Bretagne sans parler de la forêt de Brocéliande qui est l'un des lieux les plus légendaires de la Bretagne. Le nom ancien de la forêt de Brocéliande est la forêt de Brécilien, nom d'origine bretonne qui signifie certainement "colline marécageuse". C'est là que se seraient déroulés de nombreuses aventures d'Arthur et des chevaliers de la Table Ronde. Les légendes de la forêt de Brocéliande datent du Moyen Age.
Les sites qui lui sont associés sont entre autre : la fontaine de Barenton, le tombeau de Merlin, la fontaine de Jouvence, le val sans retour, etc. En ce qui concerne la fontaine de Barenton, son édifice se compose d'une source à même le sol, dont l'eau offre la particularité de faire des bulles (dues à la présence d'azote pur), le tout entouré d'un gros bloc de grès qu'on appelle le perron de Merlin. Ce nom vient de la légende qui veut que Merlin ait rencontré la fée Viviane en ce lieu, où on lui enseigna son savoir qu'elle utilisa ensuite contre lui en l'enfermant dans une prison de verre.
Différentes légendes issues du Moyen Age accompagnent cette fontaine. La plus ancienne remonte au XIIe siècle, et nous est rapportée par Chrétien de Troyes à qui l'on doit les premiers récits en français sur Arthur, les chevaliers de la Table Ronde et qui a introduit la tradition chevaleresque de l'amour courtois et du fameux Graal. Le roman qui évoque cette fontaine s'intitule Yvain ou le Chevalier au lion. Cette histoire commence à la cour du roi Arthur en présence de tous ses chevaliers. Le chevalier Calogrenant raconte l'aventure qui lui est arrivée en forêt de Brocéliande. Calogrenant rencontre le seigneur de la forêt et lui demande conseil pour se défier et mettre à l'épreuve sa vaillance et son courage. Il a une ambition d'aventurier et le seigneur lui indique alors une fontaine qui a des particularités. Cette fontaine a son eau qui bout alors que l'eau est très froide. A côté de cette fontaine, se dresse un arbre merveilleux qui garde son feuillage par tous les temps, notamment en hiver et à l'automne où il ne perd pas ses feuilles. A cet arbre pend un bassin en fer, attaché une chaîne très longue qui descend jusqu'à la fontaine et si l'on prend de l'eau dans le bassin et qu'on la répand sur le perron, une terrible tempête se déclenche aussitôt, accompagnée de tonnerre et d'éclairs. Le vent souffle si fort que les arbres se brisent. L'aventure qui attend donc Calogrenant, c'est de relever le défi de sortir indemne. Le chevalier courageux veut réussir ce défi pour se mettre à l'épreuve. Il fait exprès de verser de l'eau sur le perron. Et évidemment la prophétie se réalise puisque la tempête et les éclairs lui sautent au visage, tombent la pluie, la neige et la grêle en même temps, ce qui provoquent la peur du chevalier. Mais l'orage ne dure pas trop longtemps.
Un nouveau miracle se produit alors, plus joyeux celui-ci, puisqu'un très grand nombre d'oiseaux se rassemblent sur l'arbre merveilleux et tous les oiseaux chantent en choeur. Mais cette harmonie ne dure pas longtemps, puisqu'un chevalier débarquant de nulle part se montre furieux à cause de ce vacarme provoqué par Calogrenant. S'ensuit alors un combat entre les deux hommes. Calogrenant subit une défaite et humilié, il reprend le chemin de la cour d'Arthur. Le cousin de Calogrenant veut le venger de cet affront en allant affronter le chevalier de la fontaine. Et l'histoire se répète: même coup de tonnerre : après la pluie, le beau temps puis le chevalier qui débarque. Mais c'est l'inverse qui se produit dans le combat cette fois-ci car c'est le chevalier inconnu qui est vaincu et qui finit par fuir. Cependant le cousin de Calogrenant, en poursuivant le chevalier, tombe dans un piège, étant donné que les grilles se referment derrière lui. Une dame vient à son secours pour le sauver et elle lui apprend que le chevalier qu'il a attaqué, est le seigneur de la fontaine. Alors pour ne pas que les sujets du seigneur ne capture Calogrenant, la dame lui prête un anneau qui le rendra invisible quand il le mettra à son doigt. Le chevalier tout en étant invisible assiste à la mort du seigneur. Yvain, le cousin de Calogrenant tombe amoureux de la veuve du défunt et cette veuve très marquée par la mort de son mari, veut savoir comment est mort son mari et Yvain lui avoue être responsable de sa mort en invoquant la légitime défense. La veuve finit par être convaincue par ses aveux et finissent par se marier tous les deux. Le seigneur mort a un nouveau successeur, c'est Yvain, qui devient alors le nouveau défenseur de la fontaine de Barenton.
Il y avait plusieurs interprétations possibles de la fontaine en ebullition. On prétendait par exemple que la fontaine riait et qu'elle donnait une réponse favorable aux voeux secrets du visiteur. Cette eau avait également la réputation de soigner la folie. Au XIXe siècle, cette fontaine a fait l'objet d'un culte local, du clergé. Le prêtre bénissait l'eau pour rendre les terres fertiles par exemple, les années de sécheresse.
Si vous voulez en savoir plus sur les légendes autour de la forêt de Brocéliande, je vous conseille deux ouvrages :
Claudine GLOT et Marie Tanneux, Contes et légendes de Brocéliande et du roi Arthur, Rennes, éditions Ouest-France, 1997
Christian-J. Guyonvarc'h (un Breton !), Les légendes de Brocéliande et du roi Arthur, Rennes, éditions Ouest-France, 1997.
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:24

 

Si comme moi vous êtes un peu païen et que vous aimez flâner dans des lieux paisibles regorgeant de trésors secrets, de mythes et de merveilles, alors vous allez apprécier les endroits que je vais vous décrire.
La France est un pays de forêts, de lacs, de sources, de rivières, de grottes qui recèlent bien des trésors enchantés. En m'appuyant sur Le guide de la France mythologique, par Bernard Sergent, vous allez découvrir des itinéraires d'exception, qui n'ont rien à voir avec les sites touristiques qu'on a l'habitude de présenter et qui sont aujourd'hui bondés. Il existe bel et bien une mythologie française, sur le modèle des mythologies grecques, romaines et égyptiennes, bien que la renommée ne soit pas la même puisque la mythologie française entre dans le folklore populaire et est issue des traditions orales et écrites.
J'ai sélectionné deux ou trois sites intéressants de différentes régions, et la première région que j'ai choisie, c'est la région gargantuesque de la Provence. Vous comprendrez que les noms de certains sites révèlent leur caractère mythologique et ne sont donc pas le fruit du hasard.
Dans le village de Barjols, dans le Var, a lieu chaque année la fête des Tripettes le 16 et 17 janvier, qui illustre ce que pouvait être les rivalités des communautés pour la possession des reliques. Les Barjolais s'emparèrent en 1350, des reliques de saint Marcel, évêque de Die au Ve siècle, et les ramenèrent à Barjols, au moment même où les bouchers fêtaient la Saint Antoine, en sacrifiant un boeuf gras vidé de ses tripes, d'où le terme de "tripettes", ce sacrifice faisant référence à d'anciens sacrifices païens de taureaux, renouvelés peut-être par le culte de Mithra. Depuis, chaque année, le samedi soir et le dimanche matin, la population entière se livre aux sauts répétés d'une rituelle "danse des tripes", une danse joyeuse et frétillante, partout dans les rues, aux fenêtres et même dans l'église. On promène ensuite dans la ville, les reliques du saint mitré, ainsi que tous les quatre ans environ, un boeuf enrubanné et paré de verdure béni par l'Eglise mais qui sera ensuite dépecé (en abattoir maintenant), rôti en broche sur la place centrale (jadis dans l'église) et partagé, le tout sous les airs d'une chanson.
A Draguignan, vous avez une pierre qui ressemble à un dolmen et qu'on appelle "la pierre de la Fée". Ce dolmen date de 1500 av.J.-C. Il est orienté au soleil couchant selon le rite funéraire. Naguère entouré de trois arbres pluricentenaires, réputés sacrés pour les Celtes méridionaux, c'est une dalle colossale de 60 tonnes posée sur trois autres, verticales dont la hauteur est de 2,5 m. Des légendes féériques ont été bâties autour de ce dolmen. Dans une des légendes, une jeune comtesse s'enfuit avec son page par une nuit d'orage à Draguignan. Là, une fée érige le dolmen pour abriter le couple. Dans une autre légende, c'est la fée elle-même qui, amoureuse d'un génie, exige le mariage "sur une table de pierre". Le génie, n'ayant pu dresser que deux lourdes pierres verticales, renonce. La fée transporte alors la table horizontale sur les deux piliers, mais le génie découragé est mort, pétrifié, suivi bientôt dans la mort, par la fée. Une variante de l'histoire dit que la fée est transformée en femme-serpent. Il y a d'ailleurs un rocher du drac près du dolmen. Une autre version encore, dit que la fée ne meurt pas mais cache ses bijoux sous le dolmen "pour la jeune fille pure qui les apercevra". Le dolmen a, comme beaucoup de monuments, hébergé des rites de fécondité. Les femmes auraient recueilli des mains de la fée Estelle ("étoile" en provençal), un breuvage secret qui les rendait fécondes. La fée Estelle signalée dans les Actes de saint Hermentaire, qui est un texte hagiographique, recevait des sacrifices en raison de la terreur qu'elle inspirait sous le nom d'Estérelle (la stérilité). Estelle est le nom positif opposé à la stérilité. Tout récemment, on a relevé sur une autre dalle verticale du dolmen, le graffiti suivant (les prénoms ont été changés): "Christian, je t'aime. Que la fée veille sur notre amour. Dany. 17-8-04. "
Aux "îles d'Or" (nom grec des îles d'Hyères), l'île de Porquerolles abrite son dragon, la Lycastre, cousine mythologique du loup, terassée par "un chevalier venu de la mer", donc de Lérins car Honorat, ou Hermentaire fit un séjour à Porquerolles. Subsistent de la légende de la bête de Porquerolles, au nord-est de l'île et christianisée par la plage Notre-Dame, la baie de l'Allicastre entre la pointe du même nom et le dangereux cap des Médès qui pourrait, avec les écueils redoutables de la baie, avoir suscité l'image d'un dragon. Par ailleurs, à l'est, la dernière des îles d'Hyères, le Levant , s'appelle aussi "ile du Titan": peut-être s'agit-il de la fusion entre Gargantua, Honorat et Héraklès.
Enfin, je terminerai par le conte provençal du vent. La rose provençal des vents n'en compte pas moins de trente-six. Violents ou rafraîchissants, voire fécondants, on a trouvé quelques vents mythifiés. Le Pontias à Nyons, le mistral au Ventoux ou dans la Crau (où Frédéric Mistral célèbre aussi le zéphyr). Un autre culte ancien du vent semble n'être parvenu que par un conte populaire de Provence, relevé en 1887 par Béranger-Féraud: un prince mauresque africain du XIIe siècle, vient dresser "dans les environs de Hyères" une monumentale croix de fer sur la tombe de sa fille, qui, convertie au christianisme, a été enlevée le jour de ses noces, par le génie du vent (lequel avait échoué à la séduire sous les traits du zéphyr d'Orient). Le génie, l'ayant entraîné dans un tourbillon, lui a fait passer la mer et l'a déposé morte à Hyères. "La croix de fer d'Hyères" qui était fixée "sur une pierre artistiquement travaillée et gravée de caractère inconnus" et qui a disparu, semble avoir été l'instrument chrétien exorcisant la croyance à un ancien Dieu païen du vent. Chez Frédéric Mistral (1830-1914), qui connaissait parfaitement la mythologie provençale, a collecté les grands mythes (les Trois Donzelles, Gargantua) mais surtout la Provence entière, se peuple chez lui, d'êtres fantastiques. Dans Nerte, (1884), c'est le diable qui mène la danse. Mais sa plus belle création à partir de la légende, est sans doute le Drac (Poème du Rhône, chant VI), et ses fées victimes de l'ère chrétienne, réfugiées dans des antres, nous font entendre de quel côté le poète penche. Ses héros eux-mêmes deviennent féeriques: le prince d'Orange (Poème du Rhône) prend les traits du Drac, Estérelle, ceux d'une fée et Calendal, ceux de Gargantua, quand il tranche et fait tomber dans les abîmes du Ventoux, les mélèzes géants de la montagne, ou quand il escalade le rocher des abeilles de la Nesque, gigantesque ruche. Sa reine Jeanne est une sirène.
Dans un autre article, je vous conterai également d'autres récits mythologiques en utilisant des références à une autre région : la Bretagne.
P la pierre de la Fée à Draguignan ( Var, 83)
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1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 18:14

 

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Mon stage IUFM s'est terminé aujourd'hui sur la visite du Paris médiéval qui a duré une journée avec une classe de 5e que j'accompagnais. Il était intéressant de redécouvrir les monuments et les fortifications du Moyen Age qui ont fait Paris. Nous sommes passés devant la tour Jean Sans Peur, édifiée entre 1409 et 1411 par le duc de Bourgogne Jean Sans Peur sous le règne du roi Charles V. Puis, nous avons poursuivi notre visite à la cathédrale Notre-Dame, où au même moment se déroulait la fête du pain sur le parvis - fête qui a beaucoup distrait les élèves. Les élèves ont travaillé sur les éléments architecturaux de la façade et nous sommes entrés à l'intérieur également. Il faut inculquer le respect du sacré et du silence dans une cathédrale. Après la visite de la cathédrale, nous avons visité la crypte qui présente les reconstitutions de Paris dans l'Antiquité, qu'on appelait Lutèce. Nous avons travaillé sur les monuments gallo-romains dont il reste des vestiges visibles à Paris, c'est à dire les thermes ou bains publics, les remparts gallo-romains, les arènes de Lutèce, le théâtre, le forum et le quai gallo-romain. Je crois que c'est la crypte qui a beaucoup plus attiré l'attention des élèves. Nous sommes ensuite passés devant l'église Saint-Julien Le Pauvre fermée ce jour et construite entre 1165 et 1220, particulièrement connue pour son rite orthodoxe. Nous voulions nous rendre au jardin médiéval de Cluny mais il était fermé. Ce qui nous a permis de nous détendre pendant une heure. Enfin nous avons pu terminer notre visite par le musée de Cluny dans certaines salles importantes pour le programme de cette classe de 5e, notamment la salle de la Dame à la Licorne qui présente des tentures brodées, et comme chacun le sait, chacune de ces tentures évoque un des cinq sens. Dans cette même salle se présente également la tenture qui porte comme nom "Mon seul désir", qui présente une femme se débarassant de ses bijoux, et voulant recouvrer une certaine liberté. Nous avons parcouru la salle des reliquaires et la salle qui présentait des armes de chevalier ou des objets comme le pavois, la targe, la salade (forme de casque), le bassinet... Bref, je crois que c'est une visite qui a plu à l'ensemble des élèves, à nous en tant qu'accompagnatrices et à leur professeur.
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