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6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 17:40

A l'instar des écrivains de rue qui, par le passé, installaient leur bureau en plein air et maniaient leur plume, du lever au coucher du soleil, les bouquinistes parisiens, eux aussi, ouvrent leur boîte à trésor, du lever au coucher du soleil, pour le plus grand bonheur des acheteurs. Clin d'œil, donc, aux vieux métiers ;-)

Les bouquinistes. Source : Wikipedia
Les bouquinistes. Source : Wikipedia

Les bouquinistes. Source : Wikipedia

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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 17:48
Le pouvoir des mots dans les représentations artistiques

L'écrivain public aime les mots dans toute leur splendeur, qu'ils soient figés ou en mouvement. Le pouvoir des mots dans les représentations artistiques, c'est ce que l'on découvre sur cette image vidéo signée de l'artiste syrien Akram Al Halabi. Les mots écrits avec une police de caractère simple sont eux-mêmes images.

L'image et les mots ne font qu'un. Pourquoi cette particularité ? En écrivant des mots sur les parties du corps et sur les lieux, le but de l'artiste est de laisser une trace mémorielle. "Il ne faut pas oublier", cherche-t-il à nous dire. La devise de cette série d'images est justement : "Appelons les choses par leur nom pour se rappeler qu'elles existent".

Source : Institut des Cultures d'Islam où l'on peut découvrir jusqu'au 27 juillet, l'exposition "Et pourtant ils créent !" (Syrie, la foi dans l'art)

Crédits photos : Akram Al Halabi

Lien vers site : http://www.institut-cultures-islam.org/agenda/pourtant-creent-syrie-foi-lart/

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 17:55

A Paris, les sites ouverts au public sont très généralement nombreux et divers mais pris d'assaut par la foule. Cela a été le cas du Palais de l'Elysée mais aussi du 36, quai des-Orfèvres ouvert pour la première fois au public à l'occasion de cette journée de 2012. En effet, je souhaitais me rendre à cette adresse pour espérer voir des reconstitutions de scènes de crimes et connaître l'histoire de la police judiciaire pour la première fois. Mais, malheureusement, une queue d'une durée d'attente de trois heures m'en a dissuadée. Cela aurait été une visite originale qui m'aurait changée des inévitables musées, églises, monuments ou châteaux que j'avais l'habitude d'arpenter. Alors, par défaut, et comme je ne souhaitais pas repartir bredouille, j'ai visité la Sainte-Chapelle à côté, dont la queue était beaucoup moins longue : j'ai pu y entrer au bout de 15 minutes d'attente. Par chance, une visite guidée a eu lieu à 15 h 00. Quelques photos vous permettront de vous donner un aperçu pour ceux qui ne la connaissent pas et qui aimeraient la visiter. 

La Sainte-Chapelle se trouve au coeur de l'île de la Cité et a été fondée par Louis IX en 1248. Elle a été édifiée pour abriter les reliques de la Passion du Christ achetées par Louis IX aux empereurs de Constantinople. La Sainte-Chapelle, dont l'architecture est le gothique rayonnant, est divisée en deux : à l'entrée, la chapelle basse qui était le lieu de culte du personnel, et en montant les escaliers, la chapelle haute où sont abritées les reliques. Il y a une très grande différence de luminosité entre la chapelle basse (sombre) et la chapelle haute (illuminée par les verrières), et aussi une grande différence de surface. La chapelle haute a une hauteur plus importante. Les vitraux de la chapelle basse sont des faux, c'est-à-dire qu'il ne s'agit que d'invention du XIXe siècle à partir de la reconstitution supposée de vitraux du Moyen Age. Ce n'est pas le cas de la chapelle haute. 

 

couronne d'épines   

Dans la chapelle haute, voûtes sur croisée d'ogives, et

anges tenant la couronne d'épines : une des reliques 

conservées ici. 


La Passion avec la grande châsse contenant les 22 reliqueLa grande châsse contenant les 22 reliques de la Passion parmi lesquelles la couronne d'épines. 

 

rose occidentale dans la chapelle hauteLa rose occidentale en chapelle haute illustrant l'Apocalypse. La couleur verte et jaune domine sur la rose alors que sur les quinze verrières présentes, le rouge et le bleu sont les couleurs dominantes. Aucune symbolique des couleurs, cependant. 

 

saint-LouisLouis IX, en chapelle basse

 

statue de Louis IXStatue de saint Louis (tiens, la statue de saint Louis que j'ai prise à Carthage est nettement plus imposante que celle-ci qui m'a l'air d'une naine !). On remarque, tout autour, les fleurs de lys sur fond azur, symboles de la royauté, et les tours castillanes sur fond pourpre, en référence à la mère de Louis IX : la reine Blanche de Castille. 

 

vue d'ensemble des verrières de la chapelleVue d'ensemble des verrières de la chapelle haute. Il y a 15 verrières représentant 1 113 scènes de la Bible qui vont de la Genèse à la résurrection du Christ. 

 

fresque de l'Annonciation XIIIè siècle chapelle basseLa fresque de l'Annonciation au XIIIsiècle dans la chapelle basse. 

 

Lion et aigleMotifs de lion et d'aigle (aucune symbolique)

 

vue extérieure du tympan de la chapelle hauteVue extérieure du tympan de la chapelle haute

 

colonnes avec des feuilles différentesColonnes avec fleurs de lys sur fond azur et chapiteaux décorés de feuillages. Il y a 100 chapiteaux en tout avec des feuillages différents. 

 


 


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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 07:02

 

 

Anton GabbianiBotticelli-adoration-des-mages.jpg

Anton Domenico Gabbiani, Portrait de trois musiciens de           Sandro Botticelli, Adoration des Mages, 1476

la Cour des Medicis, 1687

 

 

 

Je me suis rendue le samedi 9 octobre à l'exposition "Le trésor des Medicis" au musée Maillol à Paris. Comme son nom l'indique, l'exposition met l'accent sur les trésors et nombreuses collections de chefs-d'oeuvre accumulés par cette dynastie à la fois de marchands, banquiers, mécènes et princes florentins depuis Côme l'Ancien (1389-1464). Ce compte rendu a seulement pour objectif de  donner un aperçu des collections que renferment les différentes salles, à destination des futurs visiteurs, historiens ou simples curieux, ou bien encore des étudiants préparant la question de Capes de la session 2011: "Le Prince et les arts en France et en Italie (XIVe-XVIIIsiècle)". Cependant, il faut à garder à l'esprit que le tracé de ce parcours, sous forme d'approche, ne remplace pas les ouvrages sur la question. Néanmoins, cette exposition attirera l'attention de l'étudiant qui trouvera une mine d'informations écrites sur les relations des Medicis avec les artistes et sur l'évolution du mécénat princier que je n'évoquerai pas ici. Cette exposition reste un bon complément à la question.

 

 

Les Medicis désiraient remodeler la vie par l'esthétique et la science. De là vient le mouvement du mécénat princier pour l'art. Cent soixante objets dans ce musée, de nature très variée, correspondent au « goût médicéen », c'est à dire aux choix esthétiques, artistiques des Medicis. On y découvre plusieurs pièces d'apparat et d'intimité. De même, différents palais ont été achetés ou édifiés par la famille princière.

 

 

L'exposition, davantage thématique que chronologique, s'organise autour de différentes salles : salle des fêtes, cabinet des merveilles, bibliothèque, jardin, chapelle, salle des sciences, théâtre, atelier de pierres dures, cabinet de dessins et salon de musique.

 

Dans la première partie de l'exposition, on a des oeuvres variées de nature différente. 

On peut citer le portrait d'Eléonore de Tolède, par Agnolo Bronzino, portraitiste de Cour : c'est ce portrait qui figure, par ailleurs, en tête d'affiche de l'exposition. Ce portrait révèle la maniera de l'artiste. Elle est représentée dans ses habits de cour, et sa main est mise en avant puisqu'elle porte deux bagues dont l'une est une pierre gravée des symboles de la fertilité et de la fidélité. La particularité de cette bague n'est pas seulement sa symbolique, mais le fait qu'Eléonore de Tolède emporte cet anneau jusque dans sa tombe.

          On y voit aussi des oeuvres d'inspiration antique comme celles de Benvenuto Cellini "Persée libérant Andromède",  bronze datant de 1545, considéré comme un instrument de propagande. Andromède symbolise la Florence éperdue. L'art romain est aussi représenté sur des camées. On y découvre aussi des sculptures, des tapisseries, etc.

 

Dans le Cabinet des merveilles - autre salle du musée - les objets font référence aux naturalia ou aux artificalia. Le programme iconographique a pour but de frapper le visiteur. On peut y voir un grand portrait de François Ier, mais aussi et surtout les objets exotiques collectionnés par les Medicis et représentant le Nouveau Monde, par exemple une corne de rappel africaine, un manteau de plumes rouges du Brésil, un plateau ovale de St-Domingue en bois et en coquillage, un masque indien en jade, un collier de 70 coquillages de St-Domingue, etc. Le lapis-lazuli faisait partie des pierres très convoitées par les Medicis, et par conséquent certaines oeuvres étaient composées de ce bleu intense qu'est le lapis-lazuli.

 

 

Dans la bibliothèque médicéenne, Cosme III réunit, en 1771, toutes les collections des villas et palais familiaux dans la bibliothèque Palatine. On y trouve des classiques latins, des traités de médecine, des sonnets de Laurent le Magnifique, des éditions d'Homère. Ainsi, on peut y voir un grand volume de lettres. De ce fait, Catherine de Medicis a laissé environ 11 volumes de lettres. Sa correspondance la plus marquante est celle qu'elle entretient avec Nostradamus. Elle essaye de recueillir des prédictions de paix, d'amour, d'union et de concorde auprès de Nostradamus. Dans cette bibliothèque, on peut y découvrir :

 

 

- un recueil de chansons enluminé, de Laurent de Medicis, sur parchemin (XVe siècle) ;

 

- un livre d'heures d'une des filles de Laurent par Francesco Rosselli ;

- un recueil de chansons du maître du codex: Squarcialupi, sur parchemin ; la partition est entourée d'enluminure avec des personnages jouant de la harpe ;

 - des registres de lettres ;

- une reliure de parchemins ;

- des manuscrits originaux écrits à l'encre sur papier.

 

 

Quand Jean de Medicis devient le pape Leon X en février 1513, il devient un grand organisateur de fêtes et un collectionneur de manuscrits. Il va faire de Rome le paradis des artistes et des intellectuels.  Par exemple, Leon X demande à Andrea Del Sarto de peindre pour le carnaval romain, de somptueux décors.  Andrea Del Sarto a peint :

Trois musiciens (1513) jouant de 3 instruments différents

 

Deux personnages en armure (1513). 

 



On ne peut passer sous silence, dans cette exposition, les portraits des deux reines de France : Catherine et Marie de Medicis. Le visiteur s'attardera alors sur le célèbre Portrait de Catherine de Medicis par Germain Le Mannier (1547-1559). Dans ce portrait grandeur nature où la reine porte une robe somptueuse, elle porte sept perles rares que son oncle Clément VII (Jules de Medicis) lui a offert à l'occasion de son mariage. Sa robe toute entière est parée de perles, et l'artiste insiste sur la somptuosité qui se veut être le symbole du sang royal de Catherine de Medicis. A côté de ce portrait trône évidemment celui de Marie de Medicis par Frans Pourbus le Jeune. Elle était, d'après les sources, très douée pour le dessin et passionnée de bijoux.  Elle importe, de Florence à Paris, l'art des promenades plantées, les fontaines monumentales et les statues équestres. Elle commande à Rubens un cycle à la gloire de sa vie pour son palais du Luxembourg inspiré du Palais Pitti. Sur ce portrait grandeur nature mais légèrement différent de celui de Catherine De Medicis, on peut admirer sur son manteau royal, des lys d'or - symboles de la Royauté -, ainsi que des perles beaucoup plus grosses que celles de Catherine de Medicis, qui témoignent de la magnificence princière.

 

Je passe sur l'Atelier des Pierres Dures pour en venir aux jardins à l'italienne. En effet, la botanique était la passion des Medicis. Dans cette salle, l'oeuvre majeure est :

Giusto Uten : Vue du Palais Pitti et jardin de Boboli (1598). Le visiteur notera la vue d'ensemble parcellaire et géométrique du tableau, la fontaine au centre et les éléments de perspective.

 

Enfin, je termine par le Cabinet des mathématiques et le Salon de Musique. Le Cabinet des mathématiques est créé par Cosme Ier et il regroupe les instruments de guerre qui ont servi à battre Sienne en 1555. Dans ce cabinet, on peut citer entre autre, le télescope de Gallilée, l'horloge solaire, la tête anatomique, le cadran solaire, l'astrolabe du XIIIe siècle, l'âme au purgatoire.

Enfin, le Salon de musique est l'initiative du Grand-Prince Ferdinand, fils de Côme III, qui choisit les objets les plus raffinés. Il organise l'exposition des beaux-arts en 1705.  Il passe aussi commande de 5 opéras à Alessandro Scarlatti. On peut y voir, entre autres, le violoncelle de Niccolo Amati, ainsi qu'une huile sur toile de Anton Domenico Gabbiani : Portrait de trois musiciens de la Cour des Medicis (1687). On y voit trois musiciens et un serviteur noir.

 

Bien sûr ma synthèse, bien loin d'être exhaustive, omet bien d'autres oeuvres qu'il est inutile de commenter ici et qu'il convient de découvrir soi-même. Elles ne manqueront pas de vous étonner. J'ai moi-même beaucoup apprécié l'ensemble des oeuvres assez riche, et plus exactement le faste des oeuvres et la manière dont elles sont mises en valeur pour traduire le rayonnement politique et artistique de cette dynastie médicéenne. Un film est également projeté sur les grandes étapes de la vie de Côme.

 

 

Giambologna_Apollon.jpgMarie-de-Medicis.jpg

Giambologna, Apollon          Frans Pourbus, Portrait de

                                        Marie de Medicis, 1611

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 10:41


 

 

n-goni.jpgAu hasard d'une promenade, en chinant, j'ai eu un petit faible pour un instrument de musique africain dont l'existence remonte au Moyen Age, originaire d'Afrique de l'Ouest et appelé communément  n'goni, qui appartient à la famille des harpes-luths africaines. Harpe, car l'instrument se tient face à soi et se joue en pinçant les cordes avec le pouce et l'index droit uniquement et en utilisant ses deux mains, tandis que les autres types de harpes, harpes celtiques par exemple, se jouent avec l'ensemble des doigts. Le n'goni est aussi un luth car les cordes résonnent comme celles d'un luth, et la forme même de la calebasse ressemble à celle d'un luth. La technique de jeu utilisée reste néanmoins celle de la harpe, ce qui implique une grande dextérité et un doigté qui s'acquiert en travaillant. Je possède donc cet instrument ; le mien sur la photo mesure 70 cm, 6 cordes pour débuter, tendues sur un chevalet, sans chevilles mais avec des anneaux en cuir à la place. Un n'goni artisanal comme la tradition des n'gonis des premiers débuts,  il est formé d'une calebasse qui sert de caisse de résonance, recouverte d'une peau de chèvre. Il faut empoigner les deux bulkalamos (poignées) comme pour la Kora (harpe-luth à plus de 20 cordes) ou baguettes pour d'autres modèles, puis on pince les cordes avec le pouce et l'index - pas n'importe comment bien sûr mais de manière à créer, par le jeu de doigts, des sons mélodieux. Je suis novice en la matière, et mon initiation très hasardeuse  ne me permet pas encore de percer les secrets de cet instrument qui, à l'oreille, dégage un son mélodieux et particulier que l'on ne retrouve pas de manière aussi subtile dans d'autres instruments à cordes  plus modernes. La sitar, instrument indien à cordes pincées et les harpes-luths africaines (n'goni, kora, etc.) sont des instruments pour lesquels j'ai vraiment un faible de par le son qui est produit. 

 

Je me suis enregistrée sur cette vidéo: 

 


 

 


 

Et encore un autre enregistrement:

 

Un autre enregistrement encore
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 13:56

Damien Hirst For the Love of GodMemento mori ( "souviens-toi que tu vas mourir") : telle était la thématique des Vanités. C'est une expression que l'on retrouve dans la philosophie gréco-romaine, en particulier chez les Stoïciens.

 

Samedi 27 février, j'ai donc été voir l'expo sur les Vanités au Musée Maillol, et je ne me doutais pas qu'il existait autant de manières différentes pour les artistes contemporains de représenter des crânes ; il y avait de multiples façons de mettre en valeur des têtes de mort dans la partie de la galerie consacrée aux contemporains, si bien qu'on en riait ou qu'on s'en étonnait. Pour le reste, c'est dans l'iconographie de l'Occident chrétien que se reflètent les images consacrées à la mort. Les allégories religieuses confèrent une place importante à la représentation de la mort. En effet, dans la tradition byzantine, l'image du crâne au pied de Jésus crucifié sur le Golgotha qui, lui-même, signifie "crâne",  symbolise le crâne d'Adam. L'arbre, qui devait fournir le bois de la Croix, germa dans la bouche d'Adam dans laquelle une graine avait été mise.

Dans les différents tableaux, comme ceux de la vanité des Plaisirs ou de la Vanité au livre, le crâne - symbole de la mort chrétienne -  rappelle la Chute et la Rédemption. Il y a de nombreuses évolutions, au cours des siècles, de la représentation de la mort, mais il semblerait que l'âge d'or de la Vanité se situe durant la Réforme protestante. Les saints, comme le Pénitent saint François , sont représentés avec un crâne qu'ils tiennent. Pour Marie Madeleine, le crâne est un emblème de méditation. Les Protestants préféreront les natures mortes, étant donné qu'ils rejettent l'iconographie sacrée, telle que la statue par exemple, qui est un symbole d'idolâtrie et de superstitions. Le crâne est souvent représenté dans les différents tableaux avec des attributs complémentaires comme le sablier et la bougie qui symbolisent la fuite du temps.

L'intérêt réel de l'exposition réside dans l'évolution des représentations, car le crâne n'est plus seulement un objet de peinture mais son image se désacralise peu à peu, puisque lorsqu'on évolue vers l'époque contemporaine, il devient un accessoire et s'adapte aux modes. Dans le mouvement pop art par exemple, Andy Warhol peignait ses skulls en multicolore, avec des ombres portées, un peu à la façon d'une star qu'il fait briller. Pourtant, dans une même époque contemporaine, à savoir au sein même du XXe siècle, la mort est imaginée de plusieurs façons différentes. Chez les expressionnistes allemands, la vision n'est pas la même que chez des artistes contemporains qui ont sculpté des crânes dans des fruits par exemple. C'est Dimitri Tsykalov qui sculptait des crânes dans les pommes, les pastèques, les aubergines. Damien Hirst a fabriqué des crânes avec des mouches, etc.

On peut voir aussi au cours de l'expo des radiographies de crâne, et le crâne est donc repris par des scientifiques qui lui ôtent toute dimension théologique. Ce sont les consciences qui évoluent au cours des siècles et qui permettent donc de changer l'image des crânes au fur et à mesure des époques. Certains contemporains reprennent même des thèmes actuels dont ils se servent pour représenter les crânes. Une grande peinture de Jean-Michel Basquiat nous alerte puisqu'on y voit pleins de graffitis un peu dans tous les sens ; il représente un crâne à cornes, des os, des espèces de couronne, tout ça sur fond de couleurs flashy, rouge, jaune,  qui inspirent la rage de l'artiste. Ses origines haïtiennes y sont pour beaucoup dans sa peinture puisque les signes de son tableau qui, pour nous, symboliseraient plutôt une certaine colère, sont en fait des références au culte vaudou. Enfin, toujours chez les Contemporains, le crâne est resplendissant, scintillant, avec pleins de diamants ou de pierres précieuses dessus. Par exemple, le For the love of God, de Damien Hirst, qui est une sculpture composée de 8601 diamants, donne finalement au crâne une apparence de modèle inaccessible, suscite l'admiration, et pour cause ! cette sculpture a été vendue à 100 millions de dollars en 2008 ! D'autres artistes utilisent des objets simples comme des ustensiles de cuisine ou encore des gants percés de crayons de couleur pour représenter d'immenses oeuvres au mur qui ont la forme du crâne. Le fait d'utiliser des matériaux contemporains n'est pas anodin.

Je ne vous en dis pas plus, il y a tellement d'oeuvres que je n'ai pas citées. Le mieux est de découvrir par vous-même toutes ces oeuvres qui sont présentées jusqu'au 28 juin 2010. Retenez simplement la formule suivante que vous verrez au musée, pour clore ma présentation de l'expo : "Bonis Bona, Malis Mala" :  "les biens aux bons, les maux aux mauvais".  Voici des exemples d'oeuvres présentées à l'expo

Damien Hirst For the Love of GodJoël-Peter WitkinSkull IV, Dimitri TsykalovSimon Renard de Saint André, Vanitas

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 21:07


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Après avoir ouvert le lien, cliquez sur la photo n°4 (il y a 6 photos qui défileront, et la mienne est la photo n° 4) et vous aurez des informations touristiques sur ce site ainsi que sa localisation sur une carte. La photo correspondante est celle située ci-dessous:




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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 21:33

Voici deux vidéos qui illustrent bien la visite que j'ai faite du musée de la poupée le 19 septembre lors des journées du patrimoine.




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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 18:30



entrée du musée de la magie.

 

Le patrimoine parisien est évidemment très riche en raison de la diversité de ses sites, mais il faut programmer à l'avance ceux que l'on a envie de visiter afin d'éviter la foule et la cohue et prévoir une journée entière, dans l'idéal. Cette année, j'ai décidé de fuir les lieux très bondés comme le Palais Garnier, pour privilégier les curiosités et les parcours thématiques. C'est ainsi que ma journée d'aujourd'hui, en ce samedi 19 septembre, s'est achevée sur des visites très charmantes. Je vous conseille donc les curiosités suivantes que j'ai beaucoup appréciées telles que la maison de la Poupée située impasse Berthaud dans le IIIe arrondissement, le musée des Arts et métiers : 60, rue Réaumur, Paris IIIe, le musée de la curiosité et de la magie: 11, rue Saint-Paul,  Paris IVe , et enfin la maison de Balzac, 47, rue Raynouard, Paris XVIe.


Pour commencer, l'exposition permanente de la maison de la poupée présente des poupées en porcelaine, en biscuit ou en papier mâché datant pour la plupart du XIXe, très richement vétues et évoquant un certain romantisme. Toute l'histoire de la conception de la poupée est minutieusement expliquée et traite à la fois de la représentation, de l'expression des visages, notamment des bouches : bébés à bouche ouverte montrant les deux rangées de dents, des poupées comme modèles d'éducation, de la valeur des habits, des cheveux, etc. Beaucoup de poupées étaient vraiment magnifiques. La deuxième partie du musée avec l'exposition temporaire était consacrée à l'évolution de la Barbie de 1959 à nos jours ; Barbie qui s'est adaptée aux modes et qui vit avec son temps. Il ne faut pas oublier la boutique et la clinique pour poupées qui comprend des poupées anciennes et des poupées de collection, un service d'expertise, une librairie spécialisée. Les enfants se régalent avec les animations qu'on leur propose : ateliers, contes, visites pédagogiques, etc.


Ma deuxième visite a été le conservatoire des arts et métiers, bien connu à l'échelle nationale. Inutile de préciser que le musée a comme collections de nombreuses machines dans le domaine scientifique, technique et mécanique qui ont traversé les siècles. L'exposition actuelle était consacrée à Louis Blériot et à l'univers de l'aviation pour célébrer le centenaire de cet événement. Louis Blériot traverse en effet la Manche pour la première fois en 1909 en avion.

Le musée suivant est une curiosité à part entière car il s'agit du musée de la magie qui vous accueille dès l'entrée avec des effets d'illusion et des sortes de farces et attrape. Ce musée est très sympatique grâce aux deux spectacles de magie proposés aux visiteurs. Le premier spectacle fait participer plusieurs membres du public choisis au hasard pour participer à des tours très classiques comme la boule dans les trois gobelets, les cartes, les cordes, les balles. Le deuxième spectacle présente des instruments servant aux magiciens, autour de l'illusion; on assiste à des démonstrations et tout le musée est conçu autour de la magie et de l'illusion, des choses qu'on peut toucher, qui s'animent toutes seules. On peut citer entre autre un tableau dont la bordure en bois se casse puis se remet, l'orchestre du néant qui montre un squelette jouant du violon accompagné d'une cantatrice cadavérique. Les objets s'apparentent davantage à des tours de passe-passe bon enfant qu'à de la grande illusion.  Le décor lui-même est très fantasque et rappelle les sorciers aux chapeaux pointus et vêtus d'une longue cape noire, un peu comme l'école des sorciers dans Harry Potter. Le musée est situé en sous-sol, il est donc en pierre. Un autre musée est mitoyen : il s'agit du musée des automates.


Enfin, à ne pas manquer : la maison de Balzac située au coeur de l'ancien village de Passy, la seule des demeures parisiennes du romancier qui subsiste aujourd'hui. Elle occupe les dépendances d'une "folie" édifiée à la fin du XVIIIe siècle. Poursuivi par ses créanciers, Balzac y trouva refuge le 1er octobre 1840. Il devient locataire d'un appartement de 5 pièces, situé en rez de jardin. Il y vécut 7 ans. Dans l'exposition, on voit que dans ses échanges de correspondance avec Madame Hanska, il l'appelait "son trou". C'est une maison bien située et calme avec un petit jardin romantique. Le musée présente des souvenirs personnels de Balzac : des tableaux, des gravures, des manuscrits, des illustrations, de célèbres portraits, des sculptures, la généalogie des personnages de la "Comédie Humaine" où sont référencés 1 000 personnages. A l'occasion des journées du patrimoine, le musée propose des ateliers lecture. Chacun de vous peut apporter un extrait d'une oeuvre de Balzac, de son choix et le lire à voix haute. Cette lecture aura lieu le dimanche 20 septembre entre 14 h 30 et 16 h 30. J'ai été invitée à lire un extrait aujourd'hui mais j'ai préféré privilégier la visite de la maison mais je regrette beaucoup de ne pas avoir eu le temps de faire cette lecture qui me tenait pourtant à coeur mais n'importe quel spectateur y est convié s'il en a envie.
J'espère que ce parcours vous donnera envie de flâner au gré des envies. Personnellement, c'est ma meilleure journée du patrimoine par rapport aux autres années. Il faut savoir que les photos et les films sont interdits à l'intérieur du musée de la magie et dans le musée de la poupée.

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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 20:13

Si vous avez l'occasion de faire une promenade à Anglet dans les Pyrénées-Atlantiques, ne manquez surtout pas la Grotte de la Chambre d'Amour ! Sa légende est à l'image du nom qu'on lui a attribué. En effet, deux amoureux d'une condition sociale différente, Laorens, pauvre et orphelin, et Saubade, fille d'un riche cultivateur, se retrouvaient dans une grotte  face à l'immensité des vagues. Là, ils faisaient le serment de s'aimer jusqu'à la mort. Un jour, l'orage gronda dans le golfe de Gascogne, et la mer, poussée par le vent du large, monta plus rapidement qu'à l'habitude, emportant les amants. Après leur disparition, on appela "Chambre d'Amour" cette grotte. Je l'ai vue cette grotte, mais il est interdit d'y pénétrer, ce qui attise encore davantage notre curiosité. Cette grotte se situe  près de la plage des Sables d'Or. Retenez bien son nom si à l'occasion vous passez par là !

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  • : Savoir, penser, rêver, tout est là.
  • Savoir, penser, rêver, tout est là.
  • : Au départ, mes premiers articles étaient rédigés dans l'intention d'archiver mes souvenirs les plus marquants, puis mon blog, devenu fourre-tout au gré de mes découvertes, s'est élargi à l'information et à la transmission culturelle. Constitué de billets d'humeur et de comptes rendus dans des domaines aussi divers que la poésie, les sciences humaines, les sciences de l'éducation, les livres, les expositions, les récits de voyage, c'est un espace d'expression libre, intellectuelle et artistique, destiné à tous les publics.
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